mercredi 9 mars 2011

"Indignez-vous"!

J'ai toujours eu beaucoup d'affection pour Stéphane Hessel:
-pour son histoire d'abord: celle d'un ancien résistant, déporté, co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l'homme devenu diplomate.
-pour son engagement contemporain, que j'avais découvert dans le film "Walter, retour en résistance" qui présentait le discours de S. Hessel au plateau des Glières en 2009.
Ce discours au plateau des Glières a d'ailleurs été le point de départ de ce court ouvrage.

J'ai retrouvé dans ce livre toutes les convictions de S. Hessel, auxquelles j'adhère.
Néanmoins, j'émettrais quelques réserves sur sa condamnation d'Israël. Je crois que la situation est malheureusement plus complexe qu'une opposition manichéenne. Bien sûr, je sais que cela n'engage que moi. Le débat sur la question est beaucoup trop complexe pour qu'il soit simple.
C'est un peu ce qui m'ennuie dans cet ouvrage. Il est à mon sens trop court, et donc la situation israëlo-palestinienne y est exposé d'une façon trop rapide, ce qui peut amené le lecteur à tirer des conclusions hâtives.

Néanmoins, je ne renie absolument pas tous les propos de Hessel sur la Palestine.
J'ai trouvé juste et très intéressant ses mots sur le terrorisme palestinien. Et de toute façon, j'admire son engagement pacifique.

Et puis j'ai adoré sa conclusion:

"Aussi, appelons-nous toujours à "une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous."
A ceux et celles qui feront le XXI°s., nous disons avec notre affection:

CREER, C'EST RESISTER.
RESISTER, C'EST CREER."

Badinter: "Des millions de français sont isolés et stigmatisés, c'est ré...

lundi 14 septembre 2009

Odilon Redon, mon peintre préféré...


Je viens de terminer la lecture (admirative) d'"Odilon Redon et le Messie féminin" que j'ai eu le plaisir de recevoir en cadeau (papa, t'es le meilleur !)
Pour dire la vérité, j'ai surtout admiré les images ;-)
Le texte, digne d'une thèse d'histoire de l'art, était beaucoup trop compliqué pour moi!
Néanmoins, j'ai pu admirer des oeuvres magnifiques, que je ne connaissais pas.
Les chars d'Apollon

Je sais maintenant qu'il me faudra aller un jour au musée Rijksmuseum Kröeller à Otterlo (bien évidemment, j'ai du chercher sur wikipedia pour savoir où ca se situait!) et à l'abbaye de Fontfroide (les deux endroits possédants des oeuvres majeures de l'artiste).

La plupart des oeuvres du peintre se trouvent également au musée d'Orsay (mais dans les réserves, les pastels étant très fragiles :-(, au musée Van Gogh, et quelques unes à la National Gallery et au MET.

La prochaine expo Odilon Redon est prévue au Grand Palais en.... 2011 (!)
Avant cela, il y a bien celle organisée au Musée Van Gogh d'Amsterdam, que j'ai découvert beaucoup trop tard... elle se tient jusqu'au 20 septembre 2009...

En attendant, vous pouvez aller jeter un oeil à ce joli blog très complet, (j'admire les gens si passionnés!) où on peut admirer de jolies mosaïques composées de tableaux de l'artiste.

Pour finir, j'avais envie de vous montrer l'oeuvre par laquelle je suis tombée amoureuse de Redon, en 1996, à la National Gallery: "Ophélie parmi les fleurs"
Un coup de foudre immédiat....

Et puis, je ne résiste pas à vous montrer son œuvre la plus connue, qui est aussi mon oeuvre préférée (pour laquelle 1h de queue au musée d'Orsay n'est rien):
Le Bouddha (1906-1907), pastel, 90 * 67 cm

J'espère que cela vous donnera envie de découvrir l'oeuvre de ce merveilleux artiste.



samedi 12 septembre 2009

"La librairie francophone" à Lausanne


Pour les Suisses (sur la RSR), les frontaliers et les autres (sur France inter), "La librairie francophone" l'émission littéraire des radios francophones publiques a été enregistrée cette semaine à Lausanne, à la librairie "Les yeux fertiles".

L'émission sera diffusée cet après-midi à 17h sur France Inter.

La rentrée du cinéma

N'oubliez pas, dès demain et jusqu'au mercredi 16 septembre, c'est la rentrée du cinéma. Tous les films sont à 4€, dès la première séance. Enjoy!

vendredi 11 septembre 2009

"Le Temps qu'il reste" D'Elia Suleiman

Ce film évoque l'histoire de la Cisjordanie depuis la création de l'Etat d'Israël, à travers l'histoire d'une famille palestinienne.
Sélectionné à Cannes, il avait déjà le mérite d'aborder ce sujet d'un point de vue palestinien.
Je m'attendais à un film traditionnel et engagé, aussi violent que peut l'être l'histoire de cette région.


Or, j'ai été transportée dans un univers esthétique, hors du temps.
J'ai été surprise, je ne m'attendais pas du tout à ça.
C'est ce qu'on aime dans le cinéma: lorsqu'il nous transporte, nous étonne, nous fait vibrer...

Ce film ne présente pas une histoire "réelle" avec une action et des dialogues "normaux".
J'ai vraiment du mal à exprimer ce que j'ai vu. En l'occurrence, c'est un film à voir!

Pour résumer et j'espère vous donner envie de le découvrir:
il y a peu de dialogues mais plus de silences (dans toute la dernière partie, Elia qui joue son propre rôle ne prononce pas un mot), j'ai souri, j'ai même ri grâce au burlesque très présent, j'ai apprécié la délicatesse et l'esthétisme, les chorégraphies des scènes, les décors intemporels, la non-violence exprimée dans le propos, le parti pris discret et délicat et l'extrême pudeur de l'histoire personnelle du réalisateur.

C'est un film important compte tenu de son sujet mais il me semble que c'est aussi un film important cinématographiquement parlant (enfin je m'engage peut etre un peu trop, je n'y connais rien!)
En tous cas, je n'avais jamais vu un tel film.

Pour moi, le plus remarquable dans ce film est la mise en scène extrêmement soignée et presque chorégraphiée.
Dans une bulle de violence et de douceur, j'ai eu l'impression de regarder du théâtre filmé, d'être plongé dans une mise en abîme (j'ai eu l'impression que certains personnages ne jouaient pas leurs rôles mais symbolisaient quelque choses ou un groupe...difficile à expliquer!)

Le tout est extrêmement efficace, puisqu'on ressort en ayant "ressenti" le conflit sans avoir vu une démonstration appuyée.
La scène face au mur construit pas Israël est parfaitement exemplaire de cela.
Le réalisateur a choisi de ne pas dire mais de suggérer, de faire ressentir.
Du grand cinéma.

J'ai eu beaucoup de mal à parler de ce film non conventionnel.
Voici l'article qui m'a donné envie de le voir et qui en parle beaucoup mieux que moi.
Le film a également été promu par France inter et le Masque et la plume (émission du 23 août, encore dans les podcasts de vos ipods)
Malheureusement, il est sorti dans peu de salles en Haute-Savoie et pas encore en Suisse (à ma connaissance mais cela viendra peut être)

Le prochain film que j'ai envie de voir (aussi pour me donner l'excuse de manger des m&m's): "A propos d'Elly", un film iranien de Asghar Farhadi.
J'hésite encore pour "Un Prophète" et "Inglorious basterds"...
Les avez-vous vus? Avez-vous aimés ?

Elia Suleiman, acteur et réalisateur du film

mercredi 9 septembre 2009

C'est pas moi, c'est Boris !

Tout a été dit cent fois

"Tout a été dit cent fois
Et beaucoup mieux que par moi
Aussi quand j'écris des vers
C'est que ça m'amuse
C'est que ça m'amuse
C'est que ça m'amuse et je vous chie au nez."

- entre 1951 et 1952 -


Signature de Boris Vian