lundi 31 août 2009

"Je voudrais pas crever" de Boris Vian

Outre R. Gary, j'ai redécouvert et suis tombée en amour cet été pour Boris Vian.
J'ai adoré "je voudrais pas crever", qui est tombé dans mon top 3 de cette année.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce merveilleux recueil de poèmes, drôles et acides, voici mes préférés. Ce sont autant des poèmes à lire que des poèmes à dire, puisque le jeu sur les sonorités est au coeur de l'oeuvre de Vian.
J'espère que ce sera une jolie découverte ou re-découverte pour vous.

Pourquoi je vis

Pourquoi que je vis
Pourquoi que je vis
Pour la jambe jaune
D'une femme blonde
Appuyée au mur
Sous le plein soleil
Pour la voile ronde
D'un pointu du port
Pour l'ombre des stores
Le café glacé
Qu'on boit dans un tube
Pour toucher le sable
Voir le fond de l'eau
Qui devient si bleu
Qui descend si bas
Avec les poissons
Les calmes poissons
Ils paissent le fond
Volent au-dessus
Des algues cheveux
Comme zoizeaux lents
Comme zoizeaux bleus
Pourquoi que je vis
Parce que c'est joli

Boris Vian

"Je voudrais pas crever" de Boris Vian


(Courage, courage... il est peu long, mais il en vaut la peine)

Je voudrais pas crever


Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un coté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprécie
Que je sais qui me plaît
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d'algues
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir et à z-entendre
Tant de temps à attendre
A chercher dans le noir

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amène
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort...

Boris Vian

dimanche 30 août 2009

"Education européenne" de Romain Gary

Je continue mon "défi" Romain Gary. Je l'aime tellement que je veux tout lire!

Ce livre est son premier roman. Il décrit le combat caché des partisans polonais pendant la 2nd guerre mondiale. C'est un roman d'apprentissage.
Ces jeunes résistants polonais se battent pour la 1ère fois de leur vie, pour sauver la liberté européenne dans un pays hostile où l'occupation nazie est terrible. Ils découvrent les bassesses d'une civilisation européenne.

Ce fut très émouvant pour moi de voir les forêts polonaises tant décrites dans ce livre, une semaine après l'avoir lu.
C'est un beau livre, comme toujours très bien écrit, mais on n'y retrouve pas l'humour des "Cerfs-volants".
Néanmoins, il vaut largement la peine d'être lu.

L'avez-vous apprécié?

Love this life

Oh non...fin des vacances....
Ce qui signifie un peu moins de temps pour lire.... car on a beau dire, c'est une activité qui demande du temps et de l'énergie.
Je sais que lorsque je travaille je trouve encore le temps de lire, mais moins. Impossible de lire 2 livres par semaine au milieu des 60 copies hebdomadaires à corriger et des cours à assurer et préparer. Le petit stress relatif et la fatigue me bloquent aussi peut être un peu l'esprit. J'ai besoin d'être détendue pour lire bien.

Néanmoins, je suis heureuse d'avoir pu lire, voir et regarder autant cet été, grâce au temps libre que me procure ce métier.
Je n'ai pas eu le temps de vous parler de tout ce dont j'aurais aimé....et là il faut que je travaille, il faut que je travaille enfin! (je viens d'ouvrir mon sac de cours posé le 2 juillet !!)

La vie fut très belle pendant ces deux mois et j'ai découvert de très belles choses.
Beautiful days :-)

Quelles furent vos belles lectures de l'été?
Et avez-vous vu "le Temps qu'il reste" D'E. Suleiman?

lundi 17 août 2009

"les Cerfs-volants" de Romain Gary

Deux livres ont bouleversé mon été.
Celui-ci en fait partie.

C'est un livre qui restera en moi.
C'est après avoir fini un tel livre qu'on peut remercier la littérature d'exister, et un tel écrivain d'avoir pris la peine d'écrire.

Je ne réussirai jamais à exprimer la poésie que j'ai trouvée dans ce livre, les mots qui m'ont bercée, l'histoire qui m'a emportée.
On ne s'ennuie jamais, l'histoire est passionnante. C'est le type de livre qu'on ouvre pour ne plus refermer.
Mais pourtant, tout y est doux, poétique, soigné, jamais pressé.

C'est émouvant et c'est si drôle aussi!

L'histoire se passe avant et pendant la seconde guerre mondiale. On y découvre l'amour fou entre Ludo, un Français à la mémoire historique, élevé par un oncle fantaisiste (j'ai adoré son personnage!) et Lila, une belle polonaise tout aussi originale et passionnée.

Lila, qui veut faire quelque chose de grand dans sa vie, mais elle ne sait pas encore quoi.
"Je peux encore tout rater, disait Lila, je suis assez jeune pour ça. Quand on vieillit, on a de moins en moins de chances de tout rater parce qu'on a plus le temps, et on peut vivre tranquillement, en se contentant de ce qu'on a raté déjà. C'est ce qu'on entend par "paix de l'esprit" mais quand on a que seize ans et qu'on peut encore tout tenter et ne rien réussir, c'est ce qu'on appelle en général "avoir de l'avenir"".

Ce livre est le dernier de Gary, à l'image des autres, il est magnifique.

On ressent (d'où le talent de l'auteur) et on y trouve des pensées essentielles sur l'amour, la fantaisie, la trahison, l'occupation, le patriotisme, la Pologne, la résistance, la trahison, la fidélité et la passion.
Au moins tout ça, et beaucoup plus.

"- Vive la France immortelle! dit mon hôte.
- Vive la Pologne éternelle! répondis-je.
Il y avait quelque chose de mortel dans ces assurances d'immortalité."
C'est tout R. Gary ça: profond et si drôle!

Je crois que je n'avais jamais autant compris la période de l'occupation avant d'avoir lu ce livre.

J'ai lu les derniers mots du roman en pleurant, dans un endroit où l'on ne pleure pas (la piscine municipale, oui, oui. Il en faut beaucoup pour pleurer là bas un jour où l'on est gai):

"On croirait parfois qu'ils se disputent l'avenir. "On verra bien qui aura le dernier mot", c'est une phrase que je les ai entendus grommeler, l'un et l'autre. Je termine enfin ce récit en écrivant encore une fois les noms du pasteur André Trocmé et celui de Le Chambon-sur-Lignon, car on ne saurait mieux dire."

Sorti du contexte, ca peut paraitre banal comme fin.
Mais non, cette fin est magistrale. C'est du parfait "oncle Fleury". Tout est incarné dans ces dernières phrases.
En effet, le livre ne parle pas de l'histoire du Chambon-sur-Lignon, mais il parle de ce que ce village incarne: l'héroïsme, l'amour, l'enfance, la résistance face à la barbarie, le patriotisme voire l'éternité.


Ce livre est devenu un essentiel.
J'y pense depuis que je l'ai refermé.
Et je remercie R. Gary pour m'avoir procuré ce genre d'émotions littéraires, qu'on a ensuite peur de ne plus jamais retrouver.
Un chef d'oeuvre qui devient un de mes livres préférés.

Merci R. Gary.
http://www.romaingary.org/cerfsvolants.php


"Ne le dis à personne" d'Harlan Coben

J'avais vu le film il y a longtemps, mais je ne m'en souvenais plus vraiment.
Et c'était tant mieux! Cela m'a permis de me délecter du livre.
L'histoire est vraiment prenante, crédible, surprenante et bien ficelée, on ne s'ennuie jamais!
Et puis, j'ai trouvé ce livre plutôt très bien écrit.
Oui oui, bien mieux qu'un Mary Higgins Clark, je le reconnais!

N'hésitez pas à le lire, même si vous avez le film en tête (il parait que la fin est différente)

Vous l'avez-lu?
Vous avez aimé le film?

"Elles se rendent pas compte" de Boris Vian

Ce roman est sorti sous le pseudonyme de Boris Vian.
C'est un Vernon Sullivan complètement déjanté! Des coups de revolver, un bon garçon qui disjoncte complètement, un peu de sexe, quelques morts.
Boris Vian m'a décontenancée!
Quel artiste! Du jazz aux poèmes, je ne m'attendais pas à un polar déjanté de sa part!
Mais finalement, ca a un petit goût de "l'écume des jours" :-)

mardi 11 août 2009

"Les Oiseaux vont mourir au Pérou" de Romain Gary

Romain Gary est un génie et je ne l'ai découvert que l'année dernière.
Oui, j'étais passée à côté de cet auteur et il est temps de me rattraper!
J'ai découvert Romain Gary (ou Emile Ajar ;-) avec "La vie devant soi", son 2ème prix Goncourt.
Avoir une fois le fois Goncourt, ca peut être un coup de chance ou un malentendu.
Mais deux fois, c'est interdit et ca montre son génie!
J'ai continué l'année dernière avec "La Promesse de l'Aube", son autobiographie, que j'avais également beaucoup appréciée.

"Les Oiseaux vont mourir au Pérou" est donc le 3ème ouvrage de R. Gary que j'ai eu le plaisir de découvrir au mois de juillet.
Et quel bonheur que ce recueil de nouvelles!
D'habitude, je n'ai guère de goût pour les nouvelles, je m'étais donc préparée à être déçue.
Mais avec une telle écriture, de tels thèmes, de telles chutes, c'était impossible!
R. Gary est un génie (ah bon, je l'ai déjà dit?)

Bien sûr, le titre du recueil m'a attirée. Le Pérou, ah le Pérou!
Et bien non, pas de Pérou ici! Plutôt la Bolivie d'ailleurs dans "la plus vieille histoire du monde"!

Dans ce recueil, j'ai tout apprécié. Chaque nouvelle est différente mais chacune a sa saveur. On ne s'ennuie jamais, aucune ne m'a déçue. J'ai été toujours surprise, et c'est en cela que finalement j'aime de plus en plus les nouvelles (et définitivement R. Gary).
Rien que les titres des nouvelles sont une promesse, comme mes préférées:
"Décadence", "Noblesse et grandeur", "Tout va bien sur le Kilimandjaro", "Je parle de l'héroïsme", "Les habitants de la Terre" ou "J'ai soif d'innocence".

J'ai particulièrement été touchée par "La plus vieille histoire du monde", qui se passe à La Paz et qui traite de sujets troublants: la folie, le nazisme et la peur.
Extrait de cette nouvelle (où on retrouve toujours l'humour cinglant de Gary!):
"Il ne caressait jamais ni chat ni chien, qui abondent en Allemagne, et il n'écoutait jamais les oiseaux qui chantent en Allemagne aussi. il est certain que son passage dans les camps d'extermination l'avait rendu quelque peu réservé envers les Allemands".


Romain Gary est un génie (comment ça, je l'ai déjà dit?)
Ces ouvrages sont tellement bien écrits, la syntaxe est délicieuse.
Et puis il y a toujours cette tendresse, cette douceur et cet humour cinglant!

Quels ouvrages de R. Gary me conseillez-vous maintenant? "Lady L.", "l'Education européenne", "Au-delà de cette limite, votre ticket n'est plus valable", "les Racines du ciel" ?
Une vraie odyssée Romain Gary, j'ai hâte!

P.S. je vous parlerai bientôt des "Cerfs-volants". Oui, je suis légèrement en retard!
P.S: j'ai beaucoup apprécié l'article de Cécile sur ce livre, elle en parle mieux que moi.

"The Reader"

Suis-je la seule à avoir détesté ce film?
Tout le monde autour de moi semble avoir adoré...Même Télérama a aimé, c'est dire.
Si vous avez aimé, faites nous partager votre avis, pour qu'il y ait plusieurs angles de vue.... parce que je vais en dire beaucoup (trop) de mal!

- L'histoire m'a bien sûr mise très mal à l'aise. Qu'on me pousse à avoir de l'empathie pour une nazie dans un film hollywoodien, je dis non. Si je veux réfléchir au mal dans la nature humaine, à la responsabilité, à la rédemption je ne vais pas chercher la réponse plutôt chez Antelme ou Lévi et pas dans un film.
Mais c'est effectivement comme le dit R. Gary "l'humanité dans ce qu'on croyait être l'inhumanité des nazis" qui m'effraie peut être le plus. Peut être que c'est ce qui m'a empêché d'apprécier ce film. Mais je persiste à trouver que si le sujet est bon, le traitement en est mauvais.

- Je trouve néanmoins très intéressantes les questions posées par ce film: peut-on aimer quelqu'un qui a fait des choses horribles? Les bourreaux peuvent-ils changer" ? Peut-on juger? Télérama dit d'ailleurs "Comment s'accomoder d'avoir aimé un monstre? Jamais manichéen, d'une sobriété infaillible, le film s'abstient de toute réponse (...)"
Mais c'est justement la sobriété qui m'a ennuyée au point de risquer de m'endormir. Au contraire, j'aurais apprécié un peu de fougue, d'engagement dans le propos. J'aurais aimé que le film s'engage un peu plus dans les pistes de réponses à ces questions (qui n'en ont pas)

- Kate Winslet a eu l'oscar pour ce rôle: elle joue bien d'accord (même si j'ai trouvé son jeu assez monotone). Mais surtout, elle est à poil les 3/4 du temps. Pour le bien du scénario? Pas sûr, une fois qu'on a compris que l'eau la purifie et qu'elle dégouline de sensualité aux yeux du jeune homme, elle pourrait aller se rhabiller. Ca va quoi.

- C'est quand même aussi une histoire d'amour entre une femme mûre et un jeune ado. Ca pourrait être traité d'une façon intéressante, mais là, je n'ai pas vu de réflexion sur le sujet.

- Dans le "lecteur", la lecture n'est qu'un prétexte. Elle ne sert pas le scénario. Son goût de la lecture, c'est censé nous montrer que cette ex-nazie a de la sensibilité?

- Surtout, ce qui m'a le plus dérangée, c'est la réalisation. Tout de suite, j'ai cru être plongée dans un téléfilm diffusé sur M6 le dimanche après-midi. J'avais relativement apprécié "The Hours" et "Billy Elliot", mais là j'ai détesté la réalisation de Stephan Daldry.
J'ai détesté la petite musique larmoyante qui démarre toutes les 3 minutes pour annoncer un moment émouvant.
J'ai fait une fixette dessus! Je t'assure, toutes les 3 minutes, avec une BO affligeante bien sûr.

Bon, je vais m'arrêter là, tout le monde a compris que je n'ai juste pas aimé.
Désolé mais quand je n'aime pas moi, j'aime pas!
(Mais ce n'est pas le pire film de l'année non plus, il y a déjà "A very bad trip"...)

Amateur du film, défendez-le! Car je l'ai assez descendu là, alors que c'est vrai, il y a bien pire que ce film, et je comprends tout à fait qu'on ait pu l'aimer! (si, si)
N'oublions pas, tout ça reste entièrement subjectif ;-)
Vive le cinéma!
(et comme a dit je ne sais plus qui: "on a jamais construit une statue pour un critique" ;-)

vendredi 7 août 2009

Valse avec Bachir


J'avais gardé "Valse avec Bachir" dans un coin de ma tête depuis que le film d'animation avait été sélectionné au festival de Cannes 2008. J'espérais bien le voir. Et puis, j'ai oublié...

Heureusement cette année, je suis tombée sur l'excellent "Closed zone" de Yoni Goodman, directeur d'animation sur "Valse avec Bachir".
Regardez, c'est court mais percutant:


Finalement, c'est chez ma libraire préférée que je suis tombée sur la BD, directement issue des dessins préparatoires du film.
Lire la BD (du marchandising) avant de voir le film (l'oeuvre original)??
Moi qui ne lis quasi-jamais de BD....
Je ne le regrette pas, ce fut une manière de rentrer dans l'univers (tout en sachant que bien sûr, il faudrait voir le film ensuite).
Evidemment, le film est meilleur mais la BD a aussi son propre charme...

Lire cette BD n'est pas du temps perdu et puis dans mes aspects fétichistes, j'avourais que ce livre est vraiment "un bel objet" avec une édition particulièrement soignée!

Les dessins sont magnifiques, l'atmosphère qui se dégage au fil des pages est prenante et l'histoire est passionnante, du point de vue psychologique, politique comme historique.

On a l'impression d'être plongée dans la guerre du Liban qui dura de 1975 et 1990 et on partage les angoisses actuelles de cet ancien soldat israëlien.




Résumé du 4ème de couverture:
"Ils ont vu, un jour, des horreurs qu'on ne devrait jamais voir. Puis ont laissé l'oubli faire son oeuvre. Mais pour être un homme, au sens plein du terme, se souvenir est vital - même un quart de siècle plus tard. Voici donc l'histoire d'un retour sur soi."

«Impressionnant !»
Libération.

«Un chef-d'oeuvre !»
Le Nouvel Observateur."

Je prête volontiers le livre à qui le souhaite!


Bon, je sais que c'est mal mais si vous ne pouvez vous offrir le (cher) dvd, le film d'animation est visible en streaming ici....
Ce film est un bijou qui vous transporte, j'aurais adoré le voir en salle...
A noter que le réalisateur raconte sa propre histoire et qu'il est aussi le narrateur du film.
Une implication totale et réussie.
Une oeuvre marquante et bouleversante.

Avez-vous vu ou lu "Valse avec Bachir"?

Teasing

Mince!
Je pensais que commencer un blog pendant les 2 mois où "à-prioris-je-n'avais-pas-grand-chose-à-faire-surtout-que-c'est-la-crise
-donc-pas-de-quoi-se-payer-des-vacances-a-l-autre-bout-du-monde" était une bonne idée, car j'aurais du temps pour.
Tu parles! Encore queneni.
Je crois que je pourrais devenir femme au foyer (composé de moi toute seule pour l'instant parce qu'autrement je ne m'en sortirais pas) tellement j'arrive bien à m'occuper (et sans glander mon ami!)...mais pas trop souvent dans mon foyer quand même. Point trop n'en faut.

Ca s'appelle savoir occuper son temps libre d'une manière constructive?
Se construire une vie personnelle riche et intense?
Se noyer dans un verre d'eau?

Heureusement que j'ai 2 mois de vacances, limite j'aurais envie de devenir prof de fac pour en avoir trois ;-P

Trêve de plaisanterie, c'est un vrai plaisir d'avoir autant de temps pour lire l'été.

Tout ça pour dire que, heureusement pour mon âme déjà bien pervertie, je lis plus que je n'écris (faut pas déconner quand même et savoir dégager du temps pour les choses importantes).

Mémento perso:
Faire un article pour les livres lus depuis la dernière fois:

"Valse avec Bachir", "Les oiseaux vont mourir au Pérou", "la dame aux camelias", "les cerfs-volants" (aaaaahhh, tellement bien!) et "je voudrais pas crever" (re-aaaaahhh, tellement bien!). Que des bijoux! (teasing +++)

Sur ce, je vous laisse, je m'en vais repasser en écoutant Beyoncé (pour ma carrière de femme au foyer)

Beautiful Liar ;-)

mardi 4 août 2009

"Looking for Eric" de Ken Loach

AAAaaahhh. Que dire?
J'y réfléchis depuis un moment pourtant.
Est-ce que j'ai aimé ce film?
Je ne sais pas...un peu, mais pas trop je crois (oh, ca c'est un avis!)
Plus sérieusement, je suis novice en Ken Loach...alors...
Le scénario est très original, les bons sentiments sont bien présents, c'est assez drôle.
L'idée avec Eric Cantona est très bonne, et tous les passages évoquant le foot sont touchantes et assez lyriques.
Mais cela hurle beaucoup trop à mon goût. Ca a été mon grand pb de spectatrice.
Je sais que cela fait parti du mode de vie des personnages et que derrière, les personnages s'aiment beaucoup, ms cet aspect m'a dérangée.
Quant au personnage d'Eric Cantona, n'est-il pas un peu sous-exploité?

Bref, un bon scénario, de bons acteurs mais c'était peut être trop "Ken Loachien" pour moi!
Vous en avez-pensé quoi ? (Naïla, je sais que tu as adoré, fais nous partager tes sentiments par rapport au film!)

dimanche 2 août 2009

"Je t'ai donné mon coeur" de M. Higgins Clark

Je lis tous les Mary Higgins Clark...et je le vis bien, merci!
Pour tout avouer, c'est une tradition familale.
Je les lis, ma mère les lit, et nous en parlons ensuite.
Cette année, sacré défi! Ma mère qui l'avait acheté, me le prêtait, mais pour 48h seulement.
Elle voulait ensuite le récupérer pour le lire en vacances.
No pb, défi accepté! Je lâche les 3 bouquins déjà en cours et hop! Go!
Bien sûr, ce n'est pas de la grande littérature, mais je dévore chacun de ses romans avec plaisir. C'est une parfaite lecture de plage l'été.
En tous cas, ca me convient tout à fait!
L'héroïne est toujours forte, intelligence et élégante. Souvent, elle est riche et belle aussi, mais cache une fragilité cachée.
En général, l'accusé est séduisant et à la fin, ce n'est pas lui le coupable.
Ce n'est jamais compliqué, j'adore!
Néanmoins, comme toujours, il y a des bons crus et des ratés.
Autant j'avais aimé celui de l'été dernier, autant cet année le Mary Higgins Clark n'est pas un bon cru. Pas de luxe et pas d'histoire d'amour (alors que l'histoire s'y prêtait parfaitement, Mary que se passe-t-il?)
Plus j'y pense, plus le dénouement est irréaliste et décevant.
Et non maman, ce n'est pas parce que je l'ai lu trop vite!
Si tu l'as lu, as-tu aimé?